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Détail de la sortie

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Date :
03.06.13
Lieu :
Alpes uranaises
Titre :

Semaine d'été écourtée

Récit :
Un gros challenge s'offre à nous ce matin : introduire 6 personnes à l'intérieur de ma voiture, y compris les sacs, le matos d'alpinisme et de camping ! Avec Jean-Mi, on se gratte un peu la tête d'un air dubitatif : ça va pas être possible. Sur ce, Gérald le sauveur arrive, en nous informant qu'il prend son véhicule, car il reste sur place à la fin de la semaine ! OUF ! En voiture Simone, direction Uri !

Après quelques heures de route, nous pouvons enfin nous dégourdir les jambes et cheminons depuis Göschenen, sur un joli sentier en direction de la cabane Salbit. Après 1h.30 de marche env. le refuge est en vue ! Réorganisation des sacs et petit pic nic bien mérité sur la belle terrasse de la Salbithütte. Nous nous rendons ensuite au pied d'une voie de 7 longueurs dans les Gemsplanggen : Incredibile. Les pieds, enserrés dans les chaussons  souffrent de la chaleur ! Mais l'escalade se révèle fort belle. L'équipement est assez aéré ; toutefois, les passages plus durs sont bien protégés. Une fois au sommet, nous redescendons en rappel ; mais l'horloge tourne et j'ai l'impression qu'on ne sera pas à l'heure pour le souper (comme d'hab…). Nous rejoignons la cabane et avons l'agréable surprise de prendre le repas sur la terrasse !

Le lendemain, nous attaquons l'arête Sud des Salbitschijen : 16 longueurs dans des difficultés modestes, du moins sur le topo ! Il nous faut 1h.00 pour atteindre le départ. J'enfile mes chaussons en gimaçant ; ça va être dur aujourd'hui, mes pieds sont déjà douloureux ! Gérald démarre avec Marjolaine. Suivent Jean-Mi et Nath, quant à Claudine et moi, nous fermons la « marche ». Dés les premières longueurs, je me dis que les cotations uranaises ne sont pas tout à fait les mêmes que chez nous. L'escalade est assez difficile. Les points sont très espacés et il ne vaut mieux pas voler aujourd'hui ! Jean-Mi, Nath, Claudine et moi restons groupés, alors que Gérald et Marjo. se sont envolés et nous ne les reverrons qu'au sommet ! Les heures passent, les longueurs s'enchaînent, mais le relâchement n'est pas permis. Les passages expos sont nombreux. D'ailleurs, Jean-Mi et moi commençons à fatiguer un peu. Le rocher est malgré tout splendide ; c'est le fameux granit des Salbit ! Le haut de la voie est enfin en vue. Je ne rêve que d'une chose : arracher ces ………. chaussons et enfiler mes grosses chaussures. Le ciel devient de plus en plus menaçant et il nous faut songer à descendre rapidement. 1h.30 plus tard, nous voici à l'abri, dans la Salbithütte, alors qu'il se met à pleuvoir des cordes. Les orages déchirant le ciel, nous décidons de dormir encore une nuit à la cabane. Repos et repas bien mérités !

C'est un temps gris qui nous cueille au réveil. Que nenni, Gérald a plus d'un tour dans son sac. Nous irons chercher le soleil au Tessin. Ben woui, suffit de traverser le Gothard et nous voilà de l'autre côté. Certes, le soleil est bien présent, mais tout est trempé ; il a aussi plu au sud ! Gérald nous propose de grimper à Lavorgo sur une dalle qui sèche vite, sauf les premiers mètres... Ensuite, l'escalade est facile (conforme au topo, cette fois…). Un rappel impressionnant nous permet de rejoindre un vague sentier. Nous partons ensuite du côté de Faido pour préparer notre prochaine nuit que nous passerons au camping du village. Une fois les tentes montées, certaines s'attardent sous la douche, tandis que d'autres piquent une tête dans la piscine. C'est le ventre bien rempli que nous nous couchons dans nos tentes. La nuit s'avère mouvementée ! Des orages d'une violence rare s'abattent sur le frêle tissu de nos tentes. Je guette le moment où une goutte viendra irrémédiablement s'écraser sur mon nez, annonciatrice d'un repli aux w.c. Mais finalement, c'est pas mal ces tentes Quechua ! La pluie ne faiblit pas au matin. Nous tentons une incursion du côté de Locarno, afin de trouver une météo plus clémente, mais sans succès. Nous décidons d'écourter notre séjour et de rentrer chez nous., sous une pluie torrentielle Merci quand même à Claudine, Nath, Marjo, Jean-Mi et Gérald pour cette petite semaine !

Francine